Désherbage

Que ce soit au jardin potager ou au jardin d’agrément, le jardinier est toujours confronté à ce problème. Les solutions chimiques sont nombreuses et faciles à mettre en œuvre. Toutefois, il n’est pas toujours facile de se retrouver dans la lecture des emballages et pour le jardinier amateur, le vocabulaire employé est souvent incompréhensible. N’ayant pas toujours une idée précise de la surface à traiter, ni du volume nécessaire au traitement, les doses préparées sont souvent sans commune mesure avec l’utilisation.

En outre, la plupart de ces produits, non utilisés ou mal utilisés, vont se retrouver dans notre environnement : l’atmosphère et l’eau en particulier. Leurs effets peuvent être désastreux et si certains sont connus, la toxicité de beaucoup d’entre eux n’est pas se manifeste à très long terme.

Certaines molécules sont biodégradables, mais les produits issus de cette désagrégation peuvent aussi avoir des effets sur notre environnement. Un désherbant bien connu du grand public a fait l’objet d’une étude très poussée sur son devenir après utilisation : non seulement nous le retrouvons dans la plupart des cours d’eau et dans les sources, mais nous retrouvons aussi les produits issus de sa désagrégation, et ce, dans des doses qui ne sont plus acceptables.

A force de tout traiter, et souvent dans n’importe quelles conditions, les dégâts sur notre environnement sont importants : l’impact que ceux-ci peuvent avoir sur notre propre santé est tel que nous devons réfléchir. Il existe d’autres méthodes, moins faciles peut-être, mais qui nous garantiront un environnement de qualité.

Le P.T.B.

ptb esquibienDans notre monde moderne, les abréviations sont de mise. L’industrie chimique a développé toute une gamme de produits pour l’agriculture et créé de nombreux insecticides ou désherbants : le DDT, le 2.4.D, le 2.4.5.T,…

Il existe toutefois une molécule, créée par l’homme depuis des siècles, et qu’il ne faut pas oublier : le P.T.B.(en français : Prend ta Binette). Non seulement elle ne nuit pas à l’environnement, mais en plus, elle procure un exercice physique qui peut faire beaucoup de bien alors que nous menons une vie de plus en plus sédentaire grâce au progrès.

En déplaçant les mauvaises herbes, en coupant leurs racines et en les exposants aux rayons du soleil, nous entravons leur développement et nous les détruisons. Dans le même temps, nous aérons le sol, favorisons la vie microbienne de celui-ci et nous limitons l’évaporation de l’eau du sol. Les adventices peuvent aussi servir à alimenter le bac à compost, à condition toutefois qu’elles ne soient pas montées à graines.

Par son emploi, nous réduisons la dose de pesticides dans le sol et dans l’eau. Et puis, pendant son utilisation, nous voyons nos plantes de plus près, nous pouvons mieux voir les problèmes auxquelles elles peuvent être confrontées et nous pouvons agir sans attendre. Le P.T.B. est aussi une façon d’économiser l’eau d’arrosage.

Le désherbage thermique

désherbage thermique esquibienPour respecter davantage l’environnement, de plus en plus de substances chimiques sont interdites ou voient leurs possibilités d’application très réduites. Le désherbage thermique est équivalent à un désherbant thermique de contact car il n’agit que sur la partie foliaire des adventices. Il s’en distingue toutefois car il ne laisse aucun résidu ni dans la plante, ni dans le sol.

Le principe en est simple : il suffit d’appliquer des températures de l’ordre de 800 à 1000°C pendant un temps de l’ordre de 1 seconde sur les feuilles des plantes à détruire. Ce laps de temps est suffisant pour provoquer l’éclatement des cellules végétales et vaporiser l’eau qu’elles contiennent.

Son efficacité est quand même liée au stade de végétation ou se trouvent les adventices : plus les plantes sont jeunes, plus elles sont faciles à détruire. De même, les plantes annuelles seront beaucoup plus sensibles que les plantes vivaces et celles-ci pourront se régénérer grâce à leur système racinaire.

Enfin, le désherbage thermique peut s’effectuer quelques soient les conditions climatiques et il n’a aucune influence sur la structure du sol. Il a aussi très peu d’influence sur les micro-organismes du sol, la chaleur ne touchant que quelques millimètres du sol.

Il existe aujourd’hui toute une gamme d’appareils à gaz utilisables par les jardiniers et facilement rechargeables, que ce soit pour le jardin d’agrément ou pour nettoyer entre les rangs de culture au potager.

Le paillage

Si nous en avons la possibilité, il existe une autre solution pour éviter d’avoir un terrain envahi par les mauvaises herbes et pour réduire les arrosages : c’est le paillage.

paillage esquibienDès que les semis sont levés, après un premier passage de la binette ou de la griffe pour décroûter le sol, il suffit de recouvrir celui-ci d’un paillage. Nous pouvons le réaliser avec divers matériaux, mais le plus simple consiste à disposer sur le sol un lit de paille hachée. Celle-ci évitera la levée des mauvaises herbes, évitera un assèchement du terrain et en plus, la paille en se décomposant lentement, enrichira le sol en matières organiques et favorisera bien sûr l’activité biologique de celui-ci.

Utilisé en complément des autres méthodes de désherbage, le paillage a beaucoup d’avantages. Il permet tout d’abord de réduire considérablement la levée des adventices, il entretient au niveau des plantes un micro-climat favorable à leur développement et il permet d’économiser l’eau.

Le plus répandu, à l’heure d’aujourd’hui, mais pas toujours le plus esthétique, c’est le paillage plastique : en plaçant sur le sol une toile plastique, nous allons favoriser la pousse des plantes en élevant légèrement la température du sol, les mauvaises herbes ne peuvent se développer si l’on a pris la précaution d’utiliser un film opaque à la lumière et l’évaporation de l’eau est nettement limitée.

Le plastique noir est très utilisé au potager, tandis que dans le jardin d’agrément, sous les haies en particulier, le plastique de couleur verte a la préférence. Il a aussi l’avantage de disparaître sous la végétation lorsque celle-ci atteint son stade adulte.

Les paillages d’origine organique sont plus esthétiques, mais demandent une mise en œuvre qui réclame plus de travail.

Pour le jardin d’agrément, il existe aujourd’hui toute une gamme de produits, y compris les écorces de pin colorées qui peuvent fournir un plus dans la décoration des massifs. L’idéal, c’est d’utiliser les tailles de haies, les tailles d’arbres et d’arbustes, de les passer au broyeur de branches, et de mettre une couche d’environ 10 cm d’épaisseur sur l’ensemble des massifs. Les Jardiniers des 2 baies peuvent mettre un broyeur semi-professionnel à votre disposition , cela vous évitera en plus, de faire plusieurs voyages à la déchetterie.

Il conviendra toutefois d’éviter les tontes de gazon car celles-ci, humides, en se décomposant pourront apporter des moisissures qui pourraient contaminer les plantes que nous devons protéger. Quoique, si on les laisse sécher une journée, on pourra alors les utiliser si elles ne contiennent pas trop de graines.

Au jardin d’agrément, un des plus utilisé se trouve être l’écorce de pin. Pour être efficace, nous devons disposer une épaisseur d’environ 10 centimètres. Cette matière a toutefois un défaut : elle a tendance à acidifier le sol et à modifier son équilibre biologique.

Les engrais verts

engrais verts esquibienLes engrais verts sont des plantes que l’on fait pousser dans le but d’enrichir le sol en matières organiques ; ils sont semés entre deux cultures principales, pendant la période où le sol serait sans couverture végétale. L’engrais vert protège les parcelles des intempéries qui lessivent les sols et entraînent les nitrates et les sels minéraux vers les nappes phréatiques. Ils servent à lutter contre les mauvaises herbes des cultures en les étouffant, et leurs racines ameublissent le sol. Grâce à l’action de leur système racinaire, ces plantes vont améliorer le drainage du terrain et récupérer en profondeur les éléments minéraux non disponibles pour les cultures. C’est donc une végétation qui enrichira la terre.

Le plus, les engrais verts stimulent l’activité biologique du sol lorsqu’ils sont enfouis ; ils en améliorent aussi la structure en apportant un humus jeune qui se combinera avec le complexe argilo-humique du sol pour le bénéfice de la culture suivante.

Ce n’est vraiment pas difficile de cultiver des engrais verts : dès qu’une culture est terminée, nettoyons le terrain des déchets, passons un coup de griffe pour niveler la terre et semons immédiatement. Suivant la saison, il sera parfois utile de prévoir un arrosage complémentaire pour avoir une germination rapide. Dès que les plantes arrivent en fleurs, il suffit de les couper, ou de les broyer, de les laisser sécher quelques jours sur le sol et de les enfouir ensuite, à l’aide d’une fraise par exemple, dans les dix premiers centimètres du sol.

Il existe des engrais verts riches en azote, comme les Légumineuses ( Vesce, trèfle, luzerne, féverole,…) et les autres qui vont surtout avoir un grand développement tant végétatif que racinaire, et qui vont se développer très rapidement.

Jean-Pierre Calvar

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Dum apud Persas, ut supra narravimus, perfidia regis motus agitat insperatos, et in eois tractibus bella rediviva consurgunt, anno sexto decimo et eo diutius post Nepotiani exitium, saeviens per urbem aeternam urebat cuncta Bellona.